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Résumé

23 Avr

Je savais, comme toujours, je manque de discipline pour écrire un blog. Il y a des trucs à raconter bien sûr, mais tous les soirs, je me dis «Oh non, ça ne me dit rien ce soir.».

Chapitre 1 : Les nonnes

Travailler dans une communauté religieuse, on l’oublie peut-être, mais c’est aussi côtoyer des nonnes. Je ne sais pas pourquoi, mais quand j’ai appliqué pour le stage chez les Soeurs du Bon-Pasteur, je n’ai jamais pensé qu’il y aurait de vraies soeurs. Je me disais que je travaillerais dans leur ancien couvent transformé en musée ou en réserve muséale. Mais non, les soeurs, elles sont encore là. Pas jeunes jeunes, mais encore là. Et puis, on m’a fait faire le tour pour me montrer les lieux et à chaque étages «Voici Soeur Marie Machinchouette, et Soeur Chose, ainsi que Soeur Patante à gosse…». Je ne veux pas manquer de respect, mais c’est comme ça que j’entendais, je ne me souviens d’aucun noms. Et partout où j’allais, c’était «Ah mais c’est la stagiaire!». Dites est-ce que le Pape est au courant aussi?! C’est qu’il y a quand même une soixantaine de soeurs là-dedans et toutes celles que je rencontrais étaient au courant de ma venue. Sans oublier la réceptionniste, les employés de cuisine, de l’entretien, des archives… Alors voilà, je suis LA stagiaire. Je n’aime pas trop cet intitulé. C’est moi ou stagiaire ça sonne bleu, novice, celle à qui on fait faire tout ce qui est chiant…

Chapitre 2 : La tempête

Avoir un peu de neige au mois j’avril c’est une chose, mais une tempête, c’en est une autre. 20 avril. Tempête de neige. Pneus d’été. Inutile de dire que j’ai roulé les fesses serrées. Ce qui a de chiant avec la température, c’est qu’on ne peut en vouloir à personne, pas même au gouvernement, notre bouc-émissaire préféré. C’est vrai, qu’est-ce qu’on peut dire?! Maudit ciel à m****, je tombe sur cet @#&? de système dépressionnaire, il va payer pour tous les autres. Le soleil, le déplacement d’air et le cycle de l’eau vont en manger toute une.

Chapitre 3 : Les centres commerciaux

Autour de là où je vis, il n’y a que des centres commerciaux. Alors, évidemment, je me suis pourquoi pas? Je suis allée faire un tour. Une vraie torture pour une fille. C’était aller faire les boutiques ou m’entraîner ce soir-là… J’ai culpabilisé un peu, mais pas longtemps, étant donné que le centre commercial dans lequel je me suis promenée est divisé en trois bâtiments séparés par deux rues. Autrement dit, on se promène, on se promène et oups, une porte, on sort dehors, on traverse la rue, on repasse une porte et le shopping continue. Mais c’est un coup à devenir dingue quand on n’a pas le sens de l’orientation et que notre plus grande hantise est de ne pas retrouver notre voiture. Sans parler que j’ai croisé au moins deux Holt Refrew, deux Simons, deux Aldo et Aldo Accessoires, deux Terra Nostra… Et puis les restaurents ne sont pas placés tous au même endroit comme on voit d’habitude dans les centres commerciaux dignes de porter ce nom. J’ai donc fait tout le complexe en longueur pour enfin trouver au bout complètement, mes deux boutiques préférées, mais j’étais trop plus dedans que j’ai rien essayé, rien acheté. J’ai décidé de faire demi-tour dans l’idée de retrouver ma voiture. Je me suis finalement arrêtée dans un Archambault à l’autre bout. Je récapitule :

Je suis entrée, j’ai marché –> jusqu’au bout : découragée, j’ai remarché –> jusqu’au premier bout

Et puis je me suis achetée un cd de musique du monde Luisa Maita du Brésil, et des sushis. Au métro les sushis. Je ne veux pas chigner encore, mais ceux qu’on trouve au Métro dans mon coin sont bien meilleurs. Pas de conneries de sushis au poisson cuit ou autres niaiseries du genre. En plus, il n’y avait pas grand chose… Je me suis exprimé d’un petit «Ouais, ça fait schnu…» (Traduction : c’est vide, sans intérêt). À ce moment-là même, le commis me demande si il peut faire quelque chose. A-t-il entendu ou n’était-ce qu’une, oh combien savoureuse coïncidence comme la vie sais si bien les faire parfois? Je suis tout-à-fait consciente que cette anecdote est d’un intérêt limité. Nulle, je dirais. Mais un voyage dans ma tête est fait de nullités et de désintérêts.

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Tout ce qui monte redescend…

16 Avr

On vous a déjà dit que Québec c’était des côtes?! Oui, à moi aussi on me l’avait dit, mais je n’en avais jamais fait un cas. C’était oublier qu’un jogging sur une côte montante… ça a un petit côté déplaisant. Mais les côtes ça a au moins un avantage dans un sens.

Le jogging c’est ambiguë. Pendant qu’on le fait, on donnerait tout pour que ça termine ou que notre corps deviennent insensible à l’essoufflement, mais après, c’est le bonheur total. Bon, le bonheur, c’est plutôt relatif, parce que je m’ennuie pour mourir. Dehors, c’est tout gris, il fait froid et il vente, d’ailleurs, il va bientôt pleuvoir.

C’est la première fois que je loue une chambre chez une personne. J’ai ma chambre, avec internet et télé câblée, mais je partage la cuisine et la salle de bain. Donc, il y a une autre personne qui vit dans cette maison qui est sa maison. Je sais que je suis sensée agir comme si j’étais chez moi tout en respectant le fait que je ne suis pas chez moi, mais je me sens encore comme si j’étais une invitée et que je doive faire la conversation dans la cuisine à côté de cette dame qui a passé toute la matinée et le début de son après-midi sur son ordinateur.

Je suis bien, j’ai un bon lit, une télé, internet, j’ai le droit de sauter sur le plancher avec ma dance dance revolution, mais je suis de nature chialeuse alors :

– Que je monte ou que je baisse le chauffage, il n’y a aucune différence.
– Je n’ose pas m’acheter de poisson parce qu’à 2°C avec de la pluie qui s’en vient, je n’ai pas envie de le faire cuire sur le barbecue.
– La maison d’une sexagénaire célibataire c’est comme la poupée Barbie de ta meilleure amie quand t’as 8 ans. Elle te la prête, mais c’est elle qui décide comment tu vas l’habiller et ce que tu vas faire avec. Du coup, je préfère rester dans ma chambre.
– Et puis comment ça un accès internet limité?! Et mes films, comment je vais les télécharger, et mon streaming?! America’s next top model c’est pas une perte de temps, c’est… une leçon d’anglais. Oui, depuis que je le regarde, j’ai appris un nouveau mot : Stunning.

Chialeuse… Oui, je l’ai déjà, d’autant plus que je ne suis là que pour 6 semaines. Mais bon dieu que le temps me semble long, j’ai hâte de commencer à travailler!

Viens, un nouveau jour va se lever…

15 Avr

Nouvelle chambre, nouvelle ville, premier stage, presque nouvellement diplômée.

Diplômée, je le serai après ce stage.

Un stage en Techniques de muséologie. Oui, je sais ce que vous êtes en train de vous dire : de quel instrument joues-tu? Muséologie, pas Musicologie, sympathiques incultes des métiers muséaux. Un technicien en muséologie travaille dans les musée à la conservation des objets, la documentation et le montage d’exposition.

Mais ne faites pas semblant que ça vous intéresse. On s’en fout, de toute façon, ce n’est pas de ça dont je veux parler.

Je suis présentement, et pour les 6 prochaines semaines, à plus de 300 km de mon chez

 moi, de mon lit et de mon chat, pour vivre dans la maison d’une charmante dame sexagénaire qui est enseignante à la maternelle et qui déteste l’odeur du poisson, ce qui me force, moi, pesco-végétarienne à faire cuire mon poisson dehors sur le Barbecue. Il fait -1°C. Qu’est-ce que c’est que cette ville où la neige n’a pas fini de fondre?! ¸

C’est l’histoire d’une fillette perdue dans la ville de Québec.